Capitalisation subie ou voulue ?

➡ La capitalisation est le moyen par lequel les revenus d’une somme de départ s’incorporent à celle-ci et deviennent à leur tour capital générant des revenus qui, une fois réinvestis deviennent encore capital productif de revenus, en une spirale que l’on espère de plus en plus haute pour construire une prospérité solide.
 
✔ La capitalisation subie est celle qu’un entrepreneur choisit, lorsqu’il ne peut faire autrement, pour financer son entreprise en fonds propres n’en étant pas puisqu’il faut les restituer à l’apporteur de capitaux au terme de 5 à 7 ans en vertu de la loi de la capitalisation confirmée dans un pacte d’actionnaires, les montants restituables ayant le plus souvent doublé avec un taux capitalisé de +/- 10%. Cette dimension est rarement appréhendée par les chefs d’entreprises au moment d’organiser le capital ou de choisir le mode de financement de l’entreprise. Se former pour anticiper et si possible éviter de se trouver dans ce goulot d’étranglement nécessite une vraie pédagogie.
Un apport de capitaux devant être « restitué » avec une rémunération capitalisée prévue dans un pacte d’actionnaires est une dette financière, et devrait être traitée comme telle dans l’évaluation stratégique et financière d’une entreprise. Ou au moins mentionnée en annexe des comptes avec les délais et taux de restitution tels qu’indiqués dans le Pacte d’actionnaires.
 
✔ La capitalisation voulue est celle qu’un épargnant choisit pour protéger autant que possible son avenir financier en plaçant chaque mois une somme de par exemple 100 € en actions cotées sur un marché financier générant par exemple un dividende annuel de 3,5% qui représentera, si tout va bien, un montant de 14 570 € en 10 ans, et de 35 123 € 20 ans plus tard. Certes, toutes les actions cotées sur un marché financier n’offrent pas un tel rendement, et loin s’en faut. On peut aussi choisir d’investir en actions qui ne versent pas de dividendes. Une littérature abondante existe pour se former dans le choix d’actions cotées, car investir sans prévoir de délai de « restitution » rapide du capital investi est une vraie prise de risque, entre l’art et le sport.
 
💯 Vouloir choisir, donc se former !

Publié sur LinkedIn par Louis-Victor d’Herbès le 3 avril 2024.

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